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 enseignements sur la généalogie

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Issatidiane
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MessageSujet: enseignements sur la généalogie   Lun 18 Fév - 12:40

Enseignements sur la généalogie :

En récupérant cette généalogie et en essayant de vous la livrer avec parcimonie, mon rôle fut souvent de formuler des interrogations. J’expose certaines d’entre elles ici pour vous donner l’occasion de répondre et peut-être aussi d'en poser d’autres qui permettront l’avancement de ce travail. Je vais donc vous entretenir mes chers frères et sœurs de certaines de ces interrogations en espérant que dans notre assemblée, il y ait quelques savants en herbe qui révèlent d'un peu de leur talent. Tout d’abord :

Pourquoi est ce que des hommes et des femmes (nos parents) se sont assignés le devoir d’apprendre cette généalogie par cœur ? Est-ce par pur mimétisme d’avec leur prédécesseurs ou pour d’autres raisons ?

A quoi sert alors une généalogie ?

Faut-il récupérer cette généalogie en passant par les liens masculins (patrilinéaires) ou les liens féminins (matrilinéaires) ? Quelles sont les difficultés selon le sexe ?

Les apports en matière de généalogie sont différents selon le sexe. Je vous dirais même que les femmes apportent le sel de la diversité dans la généalogie. Pourquoi peut-on tenir de pareils propos ?

Pourquoi dans cette généalogie certains autres lieux d’habitats (kahayde, jowoli et autres) sont souvent cités ?

Pourquoi dans le Bokojey initial, les jaawara habitaient-ils derrière le village ?

Pourquoi les hommes Jaawara ne se mariaient pas avec les filles des autres Hooro de Bokojey ?

Sachez que ces questions font partie de la multitude que nous devons nous poser pour percer le mystère de la spécificité de nos origines. Allez faites fonctionner vos méninges et épatez-moi.

( Toutes les interrogations sont les bienvenues).
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Amadoufatou



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MessageSujet: Re: enseignements sur la généalogie   Lun 18 Fév - 15:38

Salam
je trouve ces questions très pertinentes. Elles nous permettent d'avancer chacun de nous essaye de donner ce qu'il en connaît.

1: Moi je pense que c’est pour que chaque génération puisse connaître ses origines et être en mesure de transmettre cette généalogie aux générations suivantes.

2: La généalogie permet de connaître avec exactitude l’origine d’une famille ou d’une filiation.

3: Il faudra, à mon avis, passer par tous les deux liens pour combler certaines choses que chacun des liens peut oublier ou ignorer. Les difficultés est que les hommes ont tendances à oublier ou ne pas maîtriser le dambé et est dû à leur occupations quotidiennes.

4: Je trouve normale que les apports en matière de généalogie soient différents selon le sexe dans la mesure où les femmes, en un moment donné de leur vie, sont appelées à vivre chez leurs maris. Elles ont donc tendance à oublier ou à confondre certaines choses. En général seules les femmes qui sont mariées dans leurs maisons paternelles ont une très bonne connaissance de leur Dambe.

5: Dans cette généalogie certains autres lieux d’habitats (kahayde, jowoli et autres) sont souvent cités parce qu’il arrive que nos sœurs ou tantes se marient dans ces villages. C’est comme on le dit souvent ce sont les femmes qui élargissent les familles.

Pour les deux dernières questions je les ignore complètement.
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Khoumba



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MessageSujet: Re: enseignements sur la généalogie   Lun 18 Fév - 22:37

Xa kira jam Bokodjéyeko.
Comme c’est mon premier post je ne peux m’empêcher de saluer cette belle initiative.
Beaucoup de courage et bonne continuation.
Que DIEU vous assiste dans l’accomplissement de cette tâche. Amin.

Pour revenir au poste
Big up à notre généalogiste Issa Tidiane. Hyper intéressant est ce Thread

Je tente de répondre aux question posées ci dessus

1 - Pourquoi est ce que des hommes et des femmes (nos parents) se sont assignées le devoir d’apprendre cette généalogie par cœur ? Est-ce par pur mimétisme d’avec leur prédécesseurs ou pour d’autres raisons ?
Les ancêtres retenaient les généalogies par coeur car ils devaient assurer leurs transmissions aux générations qui les verront. Ils considéraient qu’ignorer son Dambé c’est ne pas se connaître soi-même, se perdre en quelque sorte.
Du temps où ils y'avaient pas d'écritures, il fallait tout garder dans la tête (ça demande de la mémoire dééhh, mémoire d'éléphant même). Mais avec l'avènement de L'islam et l'écriture arabe, les généalogies sont consignées dans des registres appelés TARIXOU (un mot d'origine arabe sûrement). J'en ai jamais vu un, mais l'on me disait que Kissima Alpha Sogué (Paix à son âme) en détenait.

2- A quoi sert alors une généalogie ?
A mieux se connaître, mieux connaître les liens de sang et de lait (sumpu do xatti) qui nous lient les uns et les autres.
La généalogie nous apprends pas mal de choses sur nos ancêtres, nos racines, nous permets d'établir nos provenances. Du coup on comprends pourquoi telle amitié, telle solidarité, tel rapprochement entre des individus.
Perso me parler des mes ascendants me donne envie de savoir plus sur eux et me fait un effet euuplowww c'est une longue histoire.

3) Faut-il récupérer cette généalogie en passant par les liens masculins (patrilinéaires) ou les liens féminins (matrilinéaires) ? Quelles sont les difficultés selon le sexe ?
La récupération de la généalogie passe aussi bien par les liens féminins que masculins. Dés qu'on parle de parenté il y a un homme et au moins une femme qui sont mis en jeux.
Les liens créés par les femmes restent cependant plus difficiles à suivre de par leurs dynamismes et leurs dispersion plus ou moins. Tant disque ceux créés par les hommes sont plus centralisés.

4) Les apports en matière de généalogie sont différents selon le sexe. Je vous dirais même que les femmes apportent le sel de la diversité dans la généalogie. Pourquoi peut-on tenir de pareils propos ?
L’apport en matière de généalogie dépend de ce que la personne a eu comme progéniture indépendamment de son genre (féminin ou masculin)
Pour affirmer cette question par contre je dirai que les femmes jouent le rôle d'électrons libres dans la constitution des liens. Ce sont elles qui les rendent plus connexes, plus riches et plus pimentées même.
Par exemple dans le cas de la polygamie, un seul homme avec ces 2,3 ou 4 épouses et chacune d’elle apporte une branche distincte à la famille.

Dans le cas aussi du 'SAGANDE' (remariage avec l'épouse du défunt frère, ou reprise de la soeur de la défunte épouse) on a ce que l'on appelle les "Sagandi Rémmu" c'est la création d'une type de parenté particulière. (Pas frères et plus que demi frères)


5- Pourquoi dans cette généalogie certains autres lieux d’habitats (kahayde, jowoli et autres)

C'est encore les Dames, les Dames et les Dames, elles sont déplacées d'un village à un autre pour rejoindre le domicile conjugal. Par la même occasion elles renouvellent, solidifient les liens déjà existants.
Dans nos traditions soninkés, on va même jusqu'à assimiler la femme à du DJAKHANTA KAWANTé ("Gombo Sec"). cultivé à Bokidiawé, séché à JOWOLI Pilé à Kahaydé et consommé à Koulikoro.
Vous comprendrez que pour chaque étape c'est une fille qui quitte un village pour se marier dans un autre. Donc entre le lieu ou naît une femme et celui où naîtront ses descendants d’ici 2 à 3 générations ça peut être à cent mille lieues.
Même si pour certains ce sera dans la même chambre (waguékoundanko ça c’est pour vous. Eh ma langue j’ai rien dit heinnnn).

6- Pourquoi dans le Bokojey initial, les jaawara habitaient-ils derrière le village ?
No idea. Waiting for an answer too.

7- Pourquoi les hommes Jaawara ne se mariaient pas avec les filles des autres Hooro de Bokojey ?
A l'origine les autres Hooros de Bokodjeye étaient des Modyllémou alors que les Jaawara sont des Tunkallémou.
Or à l’époque la composition de la société était telle qu’une fille Modyllémé ne pouvait être épousée que par un homme Modyllémé. Par contre l'inverse se faisait c'est à dire que les parents Tunkallémou (descendants d'anciens guerriers) donnaient leurs filles en mariage à des Modyllémou dans le but d’avoir une descendance Mody. Cela incitait les pères Tunkallémée à donner et leur fille et la DOT à un Mody Yougo. Ce genre de mariage est béni dit on.


Dieu est connaisseur.
Corrigez moi si je me trompe
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Amadoufatou



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MessageSujet: Re: enseignements sur la généalogie   Mar 19 Fév - 15:17

Bonjour Khoumba
Vos réponses sont claires et remplies d'enseignements. J'imagine que vous êtes une experte en généaliogie et que vous avez bcp de choses à nous transmettre. merci pour votre contribution.
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Issatidiane
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MessageSujet: Répoooooonche   Mer 20 Fév - 23:14

As salaamu aleykum,
Je voudrais féliciter tous ceux qui par fraternité (Je n’ai pas trouvé l’équivalent de fraternité au féminin) participent à ce forum et vivifient des liens plusieurs fois séculaires. Que Dieu leur accorde tout ce qui favorisera leur avancement sans les détourner du droit chemin.
Comme vous l’aurez peut-être remarqué, je suis resté quelques jours sans écrire de messages. J’avais décidé de renoncer quelque peu à ma « liberté d’écriture » histoire de voir l’évolution du forum. Et vous m’avez rassurés. Ce forum a désormais une vie autonome. Il peut-être sevré de ses initiateurs d’autant qu’il est servi d'une alimentation de qualité: vos messages. Sans tarder je vais tenter de donner quelques informations sur les questions que nous nous sommes posées sur « enseignements de la généalogie ». Vos réactions m’ont été d’un apport inestimable au-delà de mes espérances. Et puis, je voudrais être contaminé par la joie et l’humour qui suintent du style Khoumbaéen sans parler de la générosité et de la témérité Amadoufatouenne. En tout cas c’est plaisant et revitalisant. Bon zou à nos onagres…


Pourquoi est ce que des hommes et des femmes (nos parents) se sont assignés le devoir d’apprendre cette généalogie par cœur ? Est-ce par pur mimétisme d’avec leur prédécesseurs ou pour d’autres raisons ?
A quoi sert alors une généalogie ?
Amadoufatou, puis Khoumba à sa suite, ont mis en avant l’importance de la transmission puisque c’est elle en partie qui permet à l’individu de se repérer par rapport à ses semblables « de se connaître » comme on le dit couramment. La généalogie permettrait alors entre autres à l’individu de se situer, de déterminer les coordonnées de sa position sociale. Une fois qu’il s’est retrouvé, il peut se mouvoir avec peu de risque de se perdre. Cela suppose que l’individu ne se limite pas à l’évocation stérile des chaînes de succession mais qu’il appréhende les réalités sociales qui les ont vu naître. En effet combien d’histoires familiales ont été brisées par les tumultes et les fracas d’un passé plus ou moins récent chez nous (guerres, esclavage, rapt de maures ou de peuls Jengelbe, colonisation) ?! Résultat, beaucoup de gens à Bokojey même sont incapables de vous citer avec certitude leur grands-parents ou leurs prédécesseurs, broyés par les turpitudes d’un passé bien douloureux. Quand nos parents se font un devoir d’apprendre cette généalogie, c’est aussi pour vous apporter le témoignage qu’ils ont su fournir des efforts qui grâce à Dieu leur ont servi à maintenir leur familles unies et leur culture vivace pendant que beaucoup de familles à côté d’eux ont été victimes du sort. La généalogie permet par ailleurs de déterminer un large cercle d’affinités qui enregistre des centaines de déplacements de jeunes filles nubiles et de femmes. Cela maintenait vivace l’identité des familles concernées et faisait participer à ces échanges matrimoniaux plus d’un millier de personnes. Si chaque village avait géré de manière restreinte ses affaires matrimoniales, on se serait limité à des échanges plutôt réduit et peut-être y aurait-il eu pénurie d’hommes ou de femmes dans telle ou telle génération. Eh oui, c’est parce qu’on dépasse le cadre du village que les choses s’équilibrent. On n’est jamais sûr d’avoir le quota d’hommes égal au quota de femmes disponibles dans le village.
Les individus impliqués dans ces relations matrimoniales sont des égaux au niveau hiérarchique et entretiennent des codes d’honneur entre eux. On les appelle les Xawancio. Le cercle du xawanciaaxu de nos familles compte des centaines voire des milliers d’individus. Ceux qui disent qu’il n’y a pas assez d’individus à marier ou à se marier avec se trompent. Ils cherchent peut-être un type rare mais les individus eux ne manquent point.
Khoumba cite ensuite Alfa-Sooge paix à son âme, comme étant un grand « taarixiste » (taarixu : Iisa mammay ou Aamadu Wuuri nous donneront sûrement une explication de ce mot). Elle a bien raison puisque des wagekundanko de Gaabu m’ont tenu pareils propos à son égard.



Faut-il récupérer cette généalogie en passant par les liens masculins (patrilinéaires) ou les liens féminins (matrilinéaires) ? Quelles sont les difficultés selon le sexe ?
Les apports en matière de généalogie sont différents selon le sexe. Je vous dirais même que les femmes apportent le sel de la diversité dans la généalogie. Pourquoi peut-on tenir de pareils propos ?
Pour la réponse à cette question, Aamadoufatou nous demande de tenir compte des deux liens pour compléter les lacunes des comptes-rendus d’un côté comme de l’autre ; et il a bien raison parce qu’autrement des failles insurmontables risquent d’apparaître dans la liste généalogique. Citons d’ailleurs sans vergogne Khoumba à ce sujet:
« La récupération de la généalogie passe aussi bien par les liens féminins que masculins. Dés qu'on parle de parenté il y a un homme et au moins une femme qui sont mis en jeux.
Les liens créés par les femmes restent cependant plus difficiles à suivre de par leurs dynamismes et leurs dispersion plus ou moins. Tandis que ceux créés par les hommes sont plus centralisés.
»
J’ajouterais juste que c’est grâce aux mariages des filles (nos sœurs) ou des étrangères que nos hommes épousent que nos cercles matrimoniaux enregistrent des relations « hors-limites », sachant que leurs enfants peuvent renouveler pareilles relations et élargir les possibilités locales. Ce sont les femmes qui permettent la nouveauté. A travers le mariage de chacune de nos cousines nous gagnons des liens ou en consolidons. Jusqu’à présent dans notre société d’ailleurs, le départ des femmes s’est très souvent soldé par le retour de leurs enfants qui se marient avec des cousines maternelles. Quand un homme se marie par contre à l’extérieur du cercle matrimonial, il y a moins de garanties de retour. Les descendants suivent beaucoup en matière matrimoniale l’instinct maternel.
Khoumba nous montre ici encore qu’elle est d’un apport essentiel sur ce sujet. La preuve en toutes lettres : «Pour affirmer cette question par contre je dirai que les femmes jouent le rôle d'électrons libres dans la constitution des liens. Ce sont elles qui les rendent plus connexes, plus riches et plus pimentées même.
Par exemple dans le cas de la polygamie, un seul homme avec ces 2,3 ou 4 épouses et chacune d’elle apporte une branche distincte à la famille.

Dans le cas aussi du 'SAGANDE' (remariage avec l'épouse du défunt frère, ou reprise de la soeur de la défunte épouse) on a ce que l'on appelle les "Sagandi Rémmu" c'est la création d'une type de parenté particulière. (Pas frères et plus que demi frères)
»


Pourquoi dans cette généalogie certains autres lieux d’habitats (kahayde, jowoli et autres) sont souvent cités ? Les réponses de Aamdoufatou et de Khoumba sont éloquentes. Pas besoin d’autre justificatifs.


Pourquoi dans le Bokojey initial, les jaawara habitaient-ils derrière le village ?

Pourquoi les hommes Jaawara ne se mariaient pas avec les filles des autres Hooro de Bokojey ?

Dans leur lieu d’habitat originel (Kingi, Mali) les wagekundanko et leurs acolytes dépendaient des princes Jaawara qui les gouvernaient. Or au Fuuta ils perdent le bénéfice du pouvoir et c’est ainsi que les « princes sans terre » Jaawara se sont retrouvés devant juste faire valoir leur côté guerrier. Et en tant que tels, ils devaient être le premier rempart contre les attaques extérieures. D’où la position de leur maison. Cela avait aussi un effet psychologique sur les assaillants de savoir que les hommes valeureux de la localité étaient sur la défensive.

Les Jaawara pour conserver ce mythe de preux, ne voulaient pas mélanger leur sang avec des individus moins téméraires qu’eux. Ils s’interdisaient le mariage avec les moodinlemmu tandis que ces derniers qui se mariaient avec les filles Jaawara disaient ne pas vouloir donner leurs filles à ces vétérans du paganisme. En fait c’est la lutte entre deux systèmes qui s’est engagé. L’ancienne société où les princes Jaawara commandaient tout le monde (au Kingi), les moodinllemmu compris et le la nouvelle (au Fuuta) où les moodinu ont pris le pouvoir. La version que tu nous offres Khoumba est typique de ce que ces derniers racontent à ce sujet.

ET DIEU EST LE PLUS SAVANT……
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amadouwoury



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MessageSujet: Re: enseignements sur la généalogie   Jeu 21 Fév - 10:51

salam à tout le monde

Tout d’abord permettez moi de remercier notre frère issa pour cette initiative précieuse, je trouve vraiment ce forum un lieu de quiétude comme son nom, car tout les jours ou presque si j’ai le temps, je lui jette un cout d’œil et je sors tjr avec un plaisir énorme, oui rien ne vaut d’être avec ses frère et sœurs, même entre les lignes, à tout ces distances géographiques comme si on est ensemble dans la même maison. il y a une vingtaine d’année Un homme de lettre décrivait le monde comme un gros village, bien sûr à cette époque il n y avait pas cette invasion de l’internet comme aujourd’hui, je ne serai pas tout à fait à coté si je dis que notre monde d’aujourd’hui est une grande maison comme « waguécoundakhoré »(haha…) avec son « loutto » et ses « can’nokho » tout ça grâce à la technologie et la science, profitons en frères et sœurs pour effacer cette distance et cette ignorance entre nous et surtout de faire circuler les infos de la famille comme les naissances, mariage et les « tammaragayou » pour encourager certains célibat ( je dis les noms ou pas comme .. non mais tu va te reconnaite ) je pense à ceux qui sont au pays et à paris et qui sont inscrit sur ce forum car nous dans les provinces on a mal un peut d’être au courant des choses qu’on devrait connaître, sinon jusqu’aujourd’hui j’apprécie tout les interventions et tout les commentaires.
Pour ce sujet que Issa a abordé je le trouve très intéressant et très compliqué, moi perso. Je me suis intéressé de ces genres de questions j' en posais bcp mais dès que on accède au niveau des grands parents on sent bcp d’incertitudes et de nébulosité parce que comme dit la soeur Khoumba, que je salue en passage, il y avait pas d’écriture il comptait sur leurs mémoires ce pour cela il y avait des gens réputé par leur bonne mémoire comme Mama Ndiabou Sogué, que le bon Dieu éclaire son sépulcre (la mère de Kadjiara) à son époque et aujourd’hui on nomme sa fille Mame sylla mais tjr ces généalogies orales suscite un peut de doute, pour ne pas dire bcp, surtout si ce généalogiste est une personne âgée qui probablement a perdu un peut la force de mémoriser les noms.
Pour les questions de Issa je n’ai rien a ajouté a ce qui a été dis de la part de Makhoumba et ntokhora je suis d’accore avec eux je m’aimerais tout simplement dire ce qui concerne (les hommes Jaawara ne se mariaient pas avec les filles des autres Hooro de Bokojey) il a bien eu le mariage entre le homme wagué et la femme jaawara je dis bien femme non fille c’est-a dire un waguécoundaké ne peut pas se marier avec une fille jaawara vierge qui n a jamais été mariée pour une simple raison, il y a un engagement ou un serment entre les waguécoundanco et les jaawarcoundanco qu’on appel « djo nju » pour t’ aider a bien prononcé le 2eme mot dis en soninké je part bien sûr tu dira nja.. voilà met le avec ou il te donnera un son qui ne existe pas en français, c’est ça qui était entre les wagués et les jaawaras et ce fameux djonju ou engagement les 2 parties de faire vœu de ne pas faire le sang de quelque de l’autre partie pour être tjr fidele à ce serment les wagués ne prenaient pas la fille jaawara cette histoire je l’ai entendu plusieurs fois au sénégal mais si quelque en savoir plus qu’il nous le dit.
Pour le mot [tarixou] vous avez c’est un mot arabe qui signifie l’ histoire ou la date, ou datation il ya des livres en arabe qui porte ce mot comme : tarixul xulafâ=l’histoire des califes mais on dit pas pour le prophète Mouhammad (Psl ) tarixu rassoul on dit siiratou rassoul
Voilà vraiment je ne peut pas exprimer la joie et le bonheur que sens en luisant vos commentaires et vos articles je sens comme si je suis physiquement avec vous je vous souhaite plein de bonheur du courage et du patience car rien ne facile dans cette vie à bientôt
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Issatidiane
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MessageSujet: Re: enseignements sur la généalogie   Jeu 21 Fév - 11:12

Merci Qirsee pour ces précisions. Tu nous apportes un souffle nouveau de connaissance. Refères toi à l'alphabet sooninke que nous avons publié pour les sons en sooninke. Sur ton ordi va sur word>insertion>caractères spéciaux; en défilant tu pourras insérer les deux sons sooninke qui n'éxistent pas en français. Was salaam.
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